Les Grands Projets
Mr. Abdelkader Amara
Ministre d’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement


Pays non exportateur d’énergie, le Royaume pose les jalons d’une transition salutaire pour réduire le poids et la pression de sa dépendance énergétique. Le Maroc a, en effet, engagé un ensemble de projets structurants pour l’économie nationale, des grands projets qui devraient accroître la demande en énergie à des niveaux non soutenables en l’état à l’horizon 2030. Pour accompagner la concrétisation de ces projets et anticiper leurs besoins, le Maroc s’est doté d’une stratégie énergétique ambitieuse.

Une amélioration continue du cadre législatif et réglementaire d’organisation du secteur énergétique
Le cadre juridique et institutionnel régissant le domaine énergétique a été largement revu, à travers l’introduction de la loi 13-09 sur les énergies renouvelables, la loi 16-09 portant création de l’Agence de Développement des Energies Renouvelables et de l’Efficacité Energétique (ADEREE), la loi 47-09 sur l’efficacité énergétique, la loi de Finances 40-08 instituant le Fonds de développement énergétique (création de la Société d’Investissements Energétiques - SIE), la loi 57-09 relative à la création de l’Agence Marocaine de l’Energie Solaire (MASEN), la loi 40-09 relative à l’Office National de l’Electricité et de l’Eau potable (ONEE), et la loi 142-12 relative à la sûreté et à la sécurité nucléaires et radiologiques et à la création de l’Agence Marocaine de Sûreté et de Sécurité Nucléaires et Radiologiques.

Un mix énergétique pragmatique ambitieux
Aujourd’hui, nous disposons d’une réelle visibilité dans le domaine, et ce grâce au lancement d’une stratégie énergétique audacieuse, qui met l’accent sur la sécurisation de nos approvisionnements en énergie et sur la diversification de nos sources. En effet, le Maroc est en phase de parachever un mix énergétique, qui comprend des énergies fossiles importées, que nous nous efforçons d’optimiser sur le marché international, comme le charbon qui reste assez compétitif, le fuel, parce qu’il permet une certaine souplesse dans la gestion des pics électriques, et le gaz naturel que nous utilisons relativement peu et pour lequel nous montons substantiellement en régime.

Par ailleurs, le mix énergétique accorde une part de plus en plus grande aux énergies renouvelables, que sont essentiellement l’hydroélectrique, l’éolien et le solaire. Outre leurs impacts positifs sur la réduction des gaz à effet de serre et donc la préservation de l’environnement et la diminution de l’empreinte carbone, ces chantiers des énergies renouvelables placent l’économie marocaine dans une position de leadership régionale et continentale notamment en matière d’intégration industrielle, de recherche et développement et de transfert de technologies.

Renforcement de la compétitivité du secteur des hydrocarbures
En matière d’hydrocarbures, la dynamique des explorations actuelles dans les bassins sédimentaires marocains est assez prometteuse, notamment en ce qui concerne le gaz. Dans cette optique, le code des hydrocarbures offre un cadre incitatif qui a amélioré l’attractivité et la compétitivité nationale dans ce secteur hautement capitaliste et a permis à notre pays d’attirer plusieurs compagnies de renommée internationale.

L’Environnement et l’efficacité énergétique au cœur de la stratégie nationale
En parallèle, le Maroc a entrepris des réformes importantes pour relever les défis en matière de sécurité d’approvisionnement, de réduction de la facture énergétique nationale, de préservation de l’environnement et de promotion du développement durable. L’Energie classique, les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, l’eau et l’Environnement sont interdépendants dans la conception nationale et gouvernementale du secteur énergétique. Compte tenu des avancées législatives, réglementaires et économiques favorables aux investissements en matière énergétique, le Maroc est sans aucun doute un marché florissant et très attrayant.