Les Grands Projets
Mr. Moulay Hafid Elalamy
Ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Économie Numérique


Les acquis du secteur industriel marocain se renforcent et se consolident avec le lancement de la nouvelle stratégie industrielle. Des actions précises, budgétisées et concertées ont été fixées par ce Plan ambitieux qui devrait générer d’ici 2020, un demi million d’emplois dans le secteur et porter la part de l’industrie dans le PIB à 23% contre 14% aujourd’hui. Il s’agit de donner un nouvel élan à l’industrie marocaine grâce au déploiement d’un nouveau modèle conforme à la singularité et aux spécificités du contexte marocain.

Le plan Halieutis, Une nouvelle stratégie de développement du secteur de la pêche maritime
Mettre en place des écosystèmes industriels est une approche nouvelle introduite par la stratégie ; elle en représente la pierre angulaire et le concept fondateur. L’idée qui sous-tend la démarche est de fédérer des groupes d’entreprises autour de « locomotives » porteuses de projets d’écosystèmes. Ces locomotives peuvent être des leaders industriels nationaux, des groupements professionnels ou encore des investisseurs étrangers.

L’esprit de l’écosystème est de regrouper ses acteurs dans une démarche d’inclusion autour de programmes ciblés de coopération aboutissant, notamment, à des contrats de fourniture long-terme et des transferts technologiques. Le but est de favoriser l’établissement d’alliances stratégiques entre grandes entreprises et PME et de tisser entre elles des relations qui vont bien au-delà d’un simple rapport de donneur d’ordre à sous-traitant. Ces écosystèmes ainsi conçus, offrent l’avantage aux grandes entreprises de disposer de l’ensemble des maillons de la chaîne logistique d’approvisionnement. Elles gagnent ainsi en compétitivité, en qualité et en réactivité.

Les PME ne sont pas en reste car elles auront davantage de visibilité sur leurs carnets de commande et donc sur leurs perspectives de développement et seront aussi amenées à être plus dynamiques et plus innovantes pour répondre à la demande de leurs clients.

Le chantier des écosystèmes se déploie, actuellement, à une cadence appréciable: l’OCP a ouvert la voie en entamant la création de 3 écosystèmes et d’autres associations tels que l’AMICA ou encore l’AMITH ont aussi adhéré au concept. Par ailleurs, 4 investissements structurants de leaders industriels mondiaux opérant dans l’industrie aéronautique amorcent la mise en place de 4 écosystèmes dans le secteur. Une déclinaison sectorielle et régionale du chantier est en cours d’opérationnalisation. Le processus devant aboutir à la création d’écosystèmes sera davantage structuré à travers la conclusion de contrats de performance fixant des objectifs précis aux entreprises en termes, notamment, de création d’emplois, de valeur ajoutée et de capacités d’exportation. En contrepartie, l’Etat s’engage à apporter des soutiens appropriés et spécifiques à chaque activité qu’il s’agisse de mobilisation de foncier, de formation des ressources ou encore d’apports de financements. L’objectif étant d’aboutir, in fine, à des feuilles de route claires, par filière.

Une offre d’accompagnement ciblée pour des écosystèmes performants
Construire des écosystèmes performants requiert un accompagnement adapté et des appuis ciblés aux entreprises qui les constituent. Le Plan d’Accélération Industrielle prévoit pour ce chantier une série de mesures qui visent à engager l’entreprise dans une logique pérenne de performance. En terme de financement, des moyens conséquents ont été réunis pour soutenir l’édification des écosystèmes.

Les entreprises membres disposeront des ressources nécessaires pour concrétiser leurs ambitions de compétitivité, de développement et d’internationalisation. La création du Fonds de Développement Industriel doté de 20 millions constitue une opportunité inédite pour concrétiser le projet industriel en marche. Le Fonds sera opérationnel en 2015, et mobilisera, chaque année, 3 milliards de Dhs. Lesaides seront attribuées en contrepartie d’engagements sur l’emploi, la création de valeur et les exportations. S’agissant du foncier, les mesures prévues par la stratégie visent à ne plus en faire un obstacle au déploiement des activités industrielles. Pour pallier à la carence persistante en foncier à laquelle sont confrontés les investisseurs, 1000 ha seront mobilisés pour la mise en place de centres d’activités avec des locaux clés en main, en location.

Ces parcs industriels locatifs intègrent un guichet unique pour l’obtention des autorisations administratives, un bassin d’emplois de proximité, des services ad hoc et un dispositif de formation. A ce jour, 2 parcs sont déjà opérationnels et valorisés, ceux de Bouskoura et d’Ouled Saleh, à Casablanca, et 2 autres sont en cours d’aménagement, à Settat (Setaparc) et à Berrechid (Ecoparc). L’offre à venir en parcs industriels locatifs prévue par le Plan d’Accélération Industrielle sera déployée en tenant compte des besoins exprimés par chaque région et du potentiel et des spécificités de chaque territoire. Autre soutien et non des moindre dont les entreprises industrielles bénéficieront pour déployer leurs activités, concerne la formation de leurs ressources humaines. Toute son importance est accordée à cette composante déterminante par le Plan d’Accélération Industrielle qui vise à assurer une meilleure adéquation des compétences aux besoins des entreprises. Pour cela, une cartographie précise des besoins en formation est en cours de réalisation avec une quantification des besoins d’emplois par secteur, par profil, par région et par année, et un recensement de l’offre de formation disponible au Maroc.
L’ensemble des mesures prévues par la nouvelle stratégie et dont l’opérationnalisation est déjà entamée visent à confirmer l’entreprise privée dans son rôle de moteur de croissance et à lui garantir un cadre d’action propice à l’investissement et à la conquête de parts significatives sur les marchés extérieurs.